Captain Beefheart’s last trip!

mots&sons_CaptainBeefheartPutain d’année 2010 ! Elle commence avec les disparitions successives de Lhasa, se poursuit avec celles de Vic Chesnutt et Mark Linkous de Sparklehorse, il fallait qu’elle s’achève avec le décès de Don Van Vliet, alias Captain Beefheart, le 17 décembre dernier, à la suite d’une sclérose en plaque. Sa retraite musicale en 1982 n’a jamais fait oublier l’immense influence de ce compositeur et plasticien unique sur des artistes aussi différents que les Résidents, Pere Ubu ou Tom Waits, mais aussi sur toute la scène post-punk anglaise (Public Image Limited, Joy Division, The Fall, Bauhaus…) et la scène indie américaine de la deuxième moitié des années 80 et du début des années 90 (Sonic Youth, Sebadoh, Pavement, The Flaming Lips…).

On ne reviendra pas sur les conditions d’enregistrements de Trout Mask Replica, son troisième album en 1969, produit par Frank Zappa, disque inécoutable pour certains, chef d’œuvre absolu pour tous les autres – dont je suis ! Les récits les plus farfelus continuent d’être relayés sur le niveau d’improvisation d’un disque plus écrit qu’il n’y paraît. Quoi qu’il en soit, la liberté formelle affichée par cet enregistrement continue de marquer des générations et des générations d’artistes rock et rares sont les exemples d’une vision aussi extrême d’une pop d’inspiration free. Seul, peut-être Starsailor de Tim Buckley explore cette voie esthétique sans nul retour possible d’une poésie anguleuse, à la limite de la stridence.

Trout Mask Replica ne doit pas occulter le reste d’une œuvre compacte, extrêmement cohérente, y compris dans ses débordements : Safe as Milk (1967), Strictly Personal (1968) dans sa version dépouillée, Lick My Decalls Off, Baby! (1970), Mirror Man (1971), et même dans une certaine mesure les tardifs Shiny Beast (Bat Chain Puller) (1978) et Ice Cream for Crow (1982), tout comme sa contribution à Hot Rats (1969), le second album solo de Frank Zappa, constituent des entrées en matière tout à fait appréciables avant de s’attaquer au monstrueux Trout Mask Replica. Aujourd’hui, il reste les disques et quelques images télévisées, assez rares, glanées ici ou là, dont la remarquable performance live en 1980 dans le cadre de Chorus, l’émission initiée pour Antenne 2 par Antoine de Caunes.

Exit the groove !

mots&sons_TalkingHeadsÀ l’occasion du vernissage de l’exposition de l’illustratrice et plasticienne Lotie, un mix avec Jean-Luc Billing à La Boutique : certains parlent d’une battle, je préfère évoquer ping pong musical très amical. À une époque, à la télévision, une émission confrontait les œuvres des plus grands auteurs de BD, c’était du Tac au Tac, sur le principe du Cadavre Exquis. Là, le principe est simple : 1 titre diffusé en suggère un autre, et ainsi de suite… Reste à savoir ce qu’il faut emporter avec soi : je me suis limité à une quarantaine de disques, sur la base d’une couleur pop psychédélique et hybride, avec moult détours mutants et post-punk.

Je pourrai puiser au hasard dans les disques des groupes et artistes suivants :

Talking Heads, Pere Ubu, The Slits, The B-52’s, Tuxedomoon, Suicide, Liquid Liquid, The Fall, Billy Childish, The Raincoats, Honeymoon Killers (Tueurs de la Lune de Miel), The 13th Floor Elevator, David Bowie, The Residents, Snakefinger, The Undertones, Devo, The Stooges, The Stranglers, Taxi Girl, Magazine, Blondie, Alex Chilton, The Electric Prunes, Le Tigre, !!!, Kraftwerk, Big Youth, Can, Kevin Ayers, Of Montreal, The Olivia Tremor Control, Clinic…

Un seul mot d’ordre pour moi : Exit the groove !

Rendez-vous le 17 décembre à 18h30 à La Boutique
(10, rue Ste Hélène à Strasbourg).

Le site de DJ M&S

Un nouveau polaroïd de Mathieu Wernert à La Boutique

Le mots&sons_MathieuWernert_Pola_LaBoutique_AylineOlukman11 avril dernier, Mathieu Wernert réalisait un polaroïd à l’extérieur de La Boutique.

Aujourd’hui, à l’occasion de l’exposition d’Ayline Olukman, il en a réalisé un second. L’idée se fait jour d’une exposition de ses polaroïds à La Boutique.

Sur la photo l’affiche de l’exposition Where The Summer Goes d’Ayline Olukman, dont le vernissage a lieu demain, à 18h30 à La Boutique au 10, rue Ste Hélène.

C’est assez plaisant de voir qu’une œuvre d’une artiste peut en inspirer une autre, et ainsi de suite…