Mathieu Wernert, l’être peintre

mots&sons_MathieuWernert_Illiade3À une époque où les peintres se font rares, Mathieu Wernert continue d’exprimer un désir de peinture. Et même s’il explore d’autres champs de la créativité, la photographie par exemple, il ne cesse de revenir à ce geste premier et d’éprouver celui-ci fondamentalement, presque viscéralement. En cela, il n’est pas seulement artiste, il est peintre.

my specialty is living said
a man

E.E. Cummings, Selected Poems

Dans sa pratique picturale, Mathieu Wernert embrasse toutes les possibilités qui s’offrent à lui – les portraits, les paysages –, mais s’attache de plus en plus à des formes abstraites géométriques, généralement rectangulaires, qui soulignent la limite du cadre, comme pour mieux signifier la contrainte dont il faut se libérer ; il inscrit ses formes colorées, avant de racler la toile jusqu’à mettre celle-ci à nue, voire la meurtrir sous les coups répétés. Un détail, une empreinte, un effet de rupture, l’alertent ; ils marquent la fin de son intervention, la toile est achevée. Elle peut être soumise au regard.

Il est amusant de constater que l’art de Mathieu Wernert pourrait s’expliquer par des tentatives littéraires, celles qui visent à isoler le mot, le déplacer, le décomposer en groupes de lettres, à le réduire à sa plus simple expression signifiante, celle de l’affect pur, avec la charge qui s’y associe. La comparaison pourrait également valoir pour les approches musicales qui tendent à travailler à même la matière sonore, le free-jazz par exemple ou certaines musiques électroniques d’avant-garde, des sources d’inspiration parmi d’autres pour lui.

La démarche de Mathieu Wernert est hautement poétique dans le sens où elle se suffit à elle-même et n’a d’autre but que de révéler la part d’intériorité qui lui est propre. Sur la base de fragments – les traces résistant aux traitements que le peintre inflige aux formes qu’il a créées sur la toile –, le matériau poétique nait. Des espaces saturés de couleur, imbriqués les uns dans les autres ou les uns pardessus les autres, il ne reste que les traces – des ruines magnifiques, serait-on tenté de constater – des passages répétés à la truelle qui ne laissent sur la toile que ce qu’il peut en rester : un sentiment, une émotion, les éclats épars du sublime.

Exposition du 24 novembre au 12 décembre à l’Illiade à Illkirch-Graffenstaden

Un polaroïd de Mathieu Wernert ;
Un autre polaroïd de Mathieu Wernert ;
Une intervention dans Novo.

Un nouveau polaroïd de Mathieu Wernert à La Boutique

Le mots&sons_MathieuWernert_Pola_LaBoutique_AylineOlukman11 avril dernier, Mathieu Wernert réalisait un polaroïd à l’extérieur de La Boutique.

Aujourd’hui, à l’occasion de l’exposition d’Ayline Olukman, il en a réalisé un second. L’idée se fait jour d’une exposition de ses polaroïds à La Boutique.

Sur la photo l’affiche de l’exposition Where The Summer Goes d’Ayline Olukman, dont le vernissage a lieu demain, à 18h30 à La Boutique au 10, rue Ste Hélène.

C’est assez plaisant de voir qu’une œuvre d’une artiste peut en inspirer une autre, et ainsi de suite…

L’exposition de Christophe Meyer à La Boutique, reportage filmé sur Alsace20.

Un reportage a été réalisé à l’occasion de l’exposition de Christophe Meyer sur Michael Jackson (Traits creusés, gravures, dessins et textes) à La Boutique.

Un polaroïd de Mathieu Wernert

mots&sons_MathieuWernertUn polaroïd de Mathieu Wernert à l’extérieur de La Boutique…

Mathieu Wernert, intervention dans Novo

Une intervention de l’artiste strasbourgeois Mathieu Wernert sur une double page dans Novo #5 : Pense-bête.

Un collage réalisé au format Moleskine, à partir des stickers promotionnels qu’on trouve sur les disques.

Ci-dessous l’un des 6 collages qui ont servi pour cette intervention.

NOVO_05_MathieuWernert_visu2_web