2009, bilan musical
20 déc
Toutes les revues musicales y vont de leur classement annuel, concernant les albums de l’année, et c’est le disque Merriweather Post Pavilion d’Animal Collective qui fait le grand chelem en Angleterre. Le disque est en tête des classements de Mojo, Uncut et de Clash, fait rarrissime.
En France, Magic ne le classe même pas parmi les 30 et place en tête Album de Girls (à signaler en 5ème position Common Use des Original Folks) ; les Inrockuptibles optent pour XX par The XX.
Mon propre classement :
1. Bill Callahan, Sometimes I Wish We Were An Eagle
2. Original Folks, Common Use
3. Lee Fields & The Expressions, My World
4. Jeremy Jay, Slow Dance
5. The Drums, Summertime EP
6. Julian Casablancas, Phrazes For The Young
7. Arctic Monkeys, Humbug
8. Tinariwen, Imidiwan: Companion
9. Benjamin Biolay, La Superbe
10. Girls, Album
11. The XX, XX
12. Yacht, See Mystery Light
13. Fever Ray, Fever Ray
14. Grizzly Bear, Veckatimest
15. DM Stith, Heavy Ghost
16. Lhasa, Lhasa de Sela
17. Staff Benda Bilili, Très Très Fort
18. The Flaming Lips, Embryonic
19. Toy Fight, Peplum
20. Fuck Buttons, Tarot Sport
21. The Horrors, Primary Colors
22. Moderat, Moderat
23. Passion Pit, Manners
24. Wild Beast, Wild Beast
25. The Pains Of Being Pure At Heart, The Pains Of Being Pure At Heart
Année de transition, au cours de laquelle on constate peu de confirmations, mais l’émergence de groupes qui affirment le style des années à venir : l’inspiration est psychédélique, arty et minimaliste, sur la base de compositions complexes, qui aiment les détours multiples et les superpositions. Les années 2010 sont annoncées…
Après, du fait de la crise du disque sans doute, on a pu constater un soin particulier apporté aux rééditions en tout genre. Voilà un classement qui manifeste la richesse des disques et compilations édités en 2009 :
1. The Beatles, The Beatles Remasters (Stereo & Mono Boxset)

2. Buddy Holly, Not Fade Away, The Complete Studio Recordings and More [6 CD Boxset]
3. Big Star, Keep an Eye On The Sky [4 CD Boxset]
4. Kraftwerk, The Catalogue [8 CD Boxset]
5. The Doors, Live In NY 1970 [6 CD Boxset]
6. Neil Young, Archives #1 [10 CD Boxset, 1963-72]
7. The Feelies, Crazy Rhythms / The Good Earth
8. Bauhaus, Mask / In The Flat Fields [2 & 3 CD Boxset]
9. The Raincoats, The Raincoats
10. R.E.M., Murmur / Reckoning
11. Billie Holiday, The Complete Commodore & Decca Masters [3 CD Boxset]
12. Tricky, Maxinquaye [Deluxe Edition]
13. The Slits, Cut [Deluxe Edition]
14. The Who, Sell Out [Deluxe Edition]
15. Bo Diddley, Ride On, The Chess Masters 1960-61
16. Chuck Berry, You Never Can Tell. His Complete Recordings 1960-66 [4 CD Boxset]
17. Betty Davis, Nasty Gal
18. The Marvelettes, Forever, the Complete Motown Albums vol.1 [3 CD Boxset]
19. Madness, One Step Beyond [Deluxe Edition]
20. V/A Can You Dig It? The Music and Politics of Black Action Films 1968-75
Tout a été dit sur la remastérisation des Beatles, attendue depuis plus de 20 ans. Le travail est à la hauteur de l’attente, il permet de redécouvrir le plus beau des catalogues pop, avec une chaleur nouvelle, inespérée.
Big Star, les Feelies, les premiers R.E.M., c’est un pan de la culture pop américaine qui est à nouveau révélée aux oreilles du grand public, avec une mention spéciale pour le superbe coffret de Big Star qui réévalue clairement la position de ce groupe maudit dans l’histoire.
Signalons le travail remarquable du label Hip-O Select, qui ne cesse de nous émerveiller avec ses compilations. Les dernières en date, le sublime Buddy Holly, un coffret de 6 CD dans un packaging historique, Billie Holiday, sous la forme d’un coffret 3 CD, et le troisième volume de la réédition intégrale des enregistrements de Bo Diddley. Pour les trois, le travail du son est à la hauteur des emballages pensés par des passionnés de la musique. Dans tous les cas, il s’agit d’éditions limitées, très vite convoitées sur le net, donc de réels collectors. Chez le même label, d’autres perles : James Brown, Live At The Garden / Live At The Casino, un coffret 3 CD des Marvelettes et le second volume de l’intégrale de Chuck Berry.
En ce qui concerne Kraftwerk, là aussi, une attente enfin récompensée : ces rééditions sont annoncées depuis des années, et le travail de remastérisation confirme ce que certains savent depuis longtemps, l’existence d’une œuvre pionnière, cohérente et visionnaire, unique dans l’histoire. Seul bémol, un packaging fainéant pour le coffret qui n’apporte rien de plus que les belles pochettes d’origine.
Enfin, The Raincoats, The Slits et Madness, qu’on resitue comme des groupes majeurs dans l’after-punk : une manière de rappeler l’importance de leurs productions respectives, trente ans après leurs sorties. Les rajouts, B-sides, enregistrements live, dub, nous confortent dans un plaisir d’ensemble.







