mots&sons_TheBeatles_Redmots&sons_TheBeatles_BlueLa question est simple : quand on possède déjà l’intégrale des Beatles remastérisés en coffret, pourquoi faudrait-il acheter le double rouge (1962-66) et le double bleu (1967-70) ?

1. parce qu’on est compulsif et que de toute façon on achète tout ce qui concerne les Beatles !

2. parce que pour les jeunes gens (et même les moins jeunes) qui n’ont pas vécu les années 60, ont toujours considéré que ces deux double albums faisaient partie de la discographie officielle des Beatles, à laquelle on a tenté de rajouté des éléments par la suite, mais de manière sans doute moins heureuse ! (Live at the Hollywood Bowl, BBC Sessions, etc…)

3. peut-être aussi et surtout parce que ces sélections proposent  la version raccourcie la plus subtile de la carrière riche en mouvements et détours multiples des fab four et qu’elles constituent un ensemble cohérent remarquable qui a été pensé en 1973 comme un tout et non comme une série de compilations !

4. sans doute parce que visuellement elles ont toujours fait partie de nos vies, comme chacun des albums des Beatles séparément, et que la charge affective qu’on leur associe est forte !

5. enfin, parce qu’avec le double blanc ça fait bleu-blanc-rouge et qu’on reste super cocardiers, nom d’une pipe ! (ça, c’est une blague, non pas la pipe, mais l’esprit cocardier).
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Je me souviens d’avoir fait acheter par l’école le double rouge à mon prof de musique (le premier disque pop que cette école catholique de Strasbourg a acquis en 1978 !), mais quand je faisais remarquer à mon prof de musique qu’il fallait faire l’acquisition du double bleu pour comprendre l’ensemble de la carrière des Beatles, il m’a simplement répondu : “Si vraiment vous avez de l’argent à débourser pour rien, vous pouvez toujours faire l’achat vous-même et l’offrir à l’établissement !”

Je me souviens également, deux ou trois ans plus tard, d’avoir tenté dans le même établissement un exposé sur les Beatles, le découpant en deux parties chronologiques : 1962-66 et 1967-70. Mais dès l’attaque de Strawberry Fields Forever, le professeur de musique (pas le même, un autre !) a ajourné mon exposé sine die. Exit le double bleu ! Au début des années 80, la pop des Beatles restait hautement subversive aux oreilles de certains.

Ce qui est amusant, c’est que la première compilation que j’ai écoutée des Beatles n’était ni le double rouge, ni le double bleu, elle s’intitulait 20 Golden Hits (avec She Loves You, I Want To Hold Your Hand, Can’t Buy Me Love, A Hard Day’s Night, Ticket To Ride, Help, Something, We Can Work It Out, Michelle, Hey Jude en face A, All You Need Is Love, Penny Lane, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band – With A Little Help From My Friends, Lady Madonna, Paperback Writer, Ob-La-Di, Ob-La-Da, Yesterday, Get Back, Here Comes The Sun, Let It Be en face B). On en conviendra, une sélection tout à fait respectable… Aux puces, j’avais également acheté les faces 3 et 4 (le vendeur n’avait que le deuxième disque et non le premier) d’une autre compilation, Rock’n'Roll Music. On trouvait notamment Helter Skelter (un choc pour le gamin que j’étais), I’m Down, Birthday, Hey Bulldog etc., bref le versant électrique et décalé des Beatles, ce qui m’a permis de m’attacher sur les album officiels à ces morceaux situés en périphérie, mais qui restent des perles à explorer aujourd’hui encore… À l’occasion, je réunirai et publierai mes Favor’hits des Beatles… Promis !

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