Un nouveau polaroïd de Mathieu Wernert à La Boutique

Le mots&sons_MathieuWernert_Pola_LaBoutique_AylineOlukman11 avril dernier, Mathieu Wernert réalisait un polaroïd à l’extérieur de La Boutique.

Aujourd’hui, à l’occasion de l’exposition d’Ayline Olukman, il en a réalisé un second. L’idée se fait jour d’une exposition de ses polaroïds à La Boutique.

Sur la photo l’affiche de l’exposition Where The Summer Goes d’Ayline Olukman, dont le vernissage a lieu demain, à 18h30 à La Boutique au 10, rue Ste Hélène.

C’est assez plaisant de voir qu’une œuvre d’une artiste peut en inspirer une autre, et ainsi de suite…

I’ll be your mirror, performance vidéo-radiophonique de flux4 à C’est dans la Vallée !

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C’est officiel, le flux4 quartet (Pascale Garat, Jeanne Barbieri, Olivier Legras et Emmanuel Abela) est programmé pour une performance vidéo-radiophonique autour du Velvet Underground le 7 octobre, au moment de l’inauguration du festival C’est dans la Vallée, à l’Underground Kino – entendez, le sous-sol du Théâtre aménagé en cinéma permanent durant les quatre jours du festival (du 7 au 10 octobre).

Au programme, échantillons saturés du Velvet, voix, vidéo et images travaillées en live.

La thématique de la performance est inspirée d’un texte de Jon Savage, extrait de l’ouvrage collectif The Velvet Underground, Un mythe new-yorkais :

Reflet dans un miroir : Andy Warhol, le Velvet Underground et l’année 66.

Extrait : « Le miroir est un concept malléable, contradictoire : dur et précis, argenté et sybillin. Il peut refléter l’âpre réalité du matin ou bien offrir une ouverture sur un autre monde – au sens littéral dans l’incomparable Orphée de Jean Cocteau. »

Un autre texte servira de fil conducteur, il est signé Sylvia Plath. Il nous est suggéré par Pascale avec beaucoup d’à-propos :

Mirror (1961)

I am silver and exact. I have no preconceptions.
Whatever I see, I swallow immediately.
Just as it is, unmisted by love or dislike
I am not cruel, only truthful –
The eye of a little god, four-cornered.
Most of the time I meditate on the opposite wall.
It is pink, with speckles. I have looked at it so long
I think it is a part of my heart. But it flickers.
Faces and darkness separate us over and over.

Now I am a lake. A woman bends over me.
Searching my reaches for what she really is.
Then she turns to those liars, the candles or the moon.
I see her back, and reflect it faithfully
She rewards me with tears and an agitation of hands.
I am important to her. She comes and goes.
Each morning it is her face that replaces the darkness.
In me she has drowned a young girl, and in me an old woman
Rises toward her day after day, like a terrible fish.

Le flyer de l’exposition d’Ayline Olukman à La Boutique

Le flyer réalisé par Brokism pour la prochaine exposition d’Ayline Olukman, à partir du 3 septembre à La Boutique au 10, rue Ste Hélène à Strasbourg.

Le vernissage est prévu le 3 septembre à 18h30.

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L’exposition de Christophe Meyer à La Boutique, reportage filmé sur Alsace20.

Un reportage a été réalisé à l’occasion de l’exposition de Christophe Meyer sur Michael Jackson (Traits creusés, gravures, dessins et textes) à La Boutique.

L’hommage de Robyn Hitchcock à Alex Chilton

L’hommage très émouvant de Robyn Hitchcock à Alex Chilton décédé le 17 mars dernier :

‘It’s difficult to accept that Alex Chilton is gone and won’t be back. He was always around, in his wry, low-key way, decorating the music world with his casual brilliance. From Norway to San Francisco to Milan he would be standing out there by the flight cases to greet you with his quizzical smile. He had something of the ex-patriot in him: even at home in the US, he seemed like a gentleman visiting from the past, most comfortable on the fringe of things. His refusal to stand centre-stage in Big Star was typical of this: he was too big a star to need to prove it, perhaps.

The fount of indie-rock stems from him as much as from Arthur Lee, The Velvet Underground, and Syd Barrett. His lack of interest in stardom and all the steps up to it was, and will be, a constant inspiration to many of us, as much as his sweet, dark, soulful music. Myriad musical roads met in Alex, and he diverted their course to his own artistic purposes with much grace and few illusions. (…)

He and I enjoyed many smoky moments over the years – it’s sad and perplexing to think that  there’ll be no more. Last time I saw him we were exhaling out of a window in Shepherd’s Bush after the triumphant Big Star gig there in 2008. I can’t believe he’s not here any more. Alex?… Alex?’

Robyn Hitchcock, March 24 2010

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Le flux-jukebox à plein tube !

mots&sons_FabioViscogliosiLa programmation radio sur le web permet parfois des enchainements inespérés. Ce matin sur le flux :

Alice Russell, Turn and Run
Kat Onoma, Missing Shadow Blues,
The Who, Armenia City in The Sky,
David Bowie, Starman
The Beatles, Julia
Fabio Viscogliosi, Quasi Nello Spazio
The Coral, 1000 Years
Danger Mouse & Sparklehorse (ft. The Flaming Lips),
Hot Chip, Hand Me Down Your Love

On a beau se dire que la machine est largement assistée dans ses choix, quand elle se connecte sur vos envies pop sans que vous n’ayez besoin d’intervenir, ça n’est que du bonheur…

flux4 en écoute sur www.flux4.eu

Dolly Mixture, éternelle jeunesse !

mots&sons_DollyMixtureLe post-punk anglais continue de révéler ses talents cachés. Absent de Rip it up and start again, l’ouvrage-somme de Simon Reynolds, Dolly Mixture méritait pourtant de sortir de l’ombre.

Formé à Cambridge, ce trio féminin a su faire la jonction entre les Shangri-Las et les Undertones, deux groupes que ces copines d’école adoraient. Ayant assuré les premières parties pour The Fall et pour les Undertones justement, lors d’une des premières tournées anglaises du célèbre groupe nord-irlandais, Dolly Mixture se trouve exposé par John Peel, le DJ de BBC Radio 1 et rapidement, le groupe fait la une de Record Mirror et Sounds.

Pour l’anecdote, U2 a ouvert pour Dolly Mixture alors que Bono, The Edge et leurs compagnons se produisaient sans doute l’une des toutes premières fois en dehors de l’Irlande.

Les trois jeunes femmes enchaînent les singles à partir de 1980, notamment une très convaincante reprise de Baby It’s You des Shirelles – morceau emblématique de la pop, écrit en 1961 par Burt Baccharach, qui avait été repris par les Beatles sur leur premier album –, puis Been Teen et Everything and More, deux singles produits par Captain Sensible et Paul Gray des Damned sur le label de Paul Weller, Respond. Se liant d’amitié avec Captain Sensible, elles enregistrent les vocaux de Happy Talk et font une apparition détendue à ses côtés à Top of the Pops.

mots&sons_DollyMixture_vinylSi certaines chansons de leur répertoire renvoient au patrimoine adolescent, toutes trois refusent de jouer la carte du teen-group féminin. Très rapidement, on sent une maturité chez ces jeunes femmes qui les conduit à produire l’un des enregistrements les plus réussis de la décennie, Demontration Tapes en 1983. Présenté dans un package très sobre, avec une pochette blanche simplement estampillée à la manière du White Album des Beatles, numéroté et signé par les trois membres du groupe – pour un tirage très limité de 1000 exemplaires –, ce double album parcourt le répertoire diversifié du groupe en 27 chansons.

Il rejoint la liste très réduite de ces joyaux 80’s parfois oubliés : le premier album des Feelies, Crazy Rhythms (1980), le chef d’œuvre minimal Colossal Youth des Young Marble Giants (1980), The Days of Wine and Roses de The Dream Syndicate (1982), ou encore Before Hollywood (1983) des Go-Betweens.

Voisines des Raincoats première mouture, moins barrées que les Slits, Debsey (Wykes), Rachel (Bor) et Hester (Smith) auraient sans doute mérité une plus grande notoriété et surtout une suite à leur carrière, mais le trio splitte en 1984 après la publication du Fireside EP. Culte, Dolly Mixture continue d’alimenter les fantasmes de la scène underground, notamment du côté des jeunes groupes américains.

Aujourd’hui, la publication d’un remarquable coffret 3CD permet de re-situer clairement l’importance de ce groupe qui pour ne pas être majeur, n’en demeure pas moins essentiel. L’intégralité des singles avec B-sides, du double Demonstration Tapes, avec moult demos (véritables, pour l’occasion) et enregistrements live, le tout remastérisé et packagé avec grand soin, inscrit enfin ces trois jeunes femmes dans l’histoire de la musique populaire anglaise.

Le coffret 3CD Everything and more n’est disponible que sur le site www.dollymixture.net ;
à signaler la réédition de 300 exemplaires du vinyle des Demonstration Tapes chez Germs of Youth.

Rose Elinor Dougall, ex-pipette en goguette

mots&sons_RoseElinorDougall_byMarcAtkinsDes nouvelles de Rose Elinor Dougall ! L’ex-pipette – la brune, sans doute la plus jolie – s’apprête à publier son premier album solo le 30 août prochain sous le titre Without Why.

Celui-ci fait suite à une poignée de singles que cette jeune chanteuse sort à intervalle régulier depuis 2008, que ce soit en version physique ou digitale.

En rupture avec l’insouciance 50’s développée au sein des Pipettes, elle révèle une vraie sensibilité pop, qui la rapproche de certains modèles vocaux aériens, Hope Sandoval notamment, Elisabeth Frazer ou Harriet Wheeler des Sundays.

En guise de hors-d’œuvre au succès à venir, elle livre gratuitement trois extraits de son album sur son profil myspace.

Le titre I know we’ll never en rotation sur flux4.